«Elle pleure de joie!»

Gratitude

Aujourd’hui, elle pleure, mais de joie.

C’est l’histoire d’une petite fille qui, à l’âge de sept ans, a vu son monde basculer à cause de la perte de sa mère.  Et comme si ce drame n’était pas assez suffisant, elle s’est vue ensuite trahie par son père qui a décidé de partir à son tour, en moins de deux ans d’intervalle. (Qu’est-ce qu’elle lui en a trop longtemps voulu ?)

Aujourd’hui, cette petite fille est assise dans le noir, elle écrit ces quelques lignes pour se remémorer sa vie. Comment a-t-elle survécu au juste ? En tout cas, elle en a vu de toutes les couleurs. Et c’est ce que je m’apprête à vous raconter dans ce billet de blog que je lui dédie d’ailleurs, car j’ai tout vécu avec elle.

@HOLYZINER

Ma petite Gaga,

Je me souviens de ces soirs où avant de dormir tu faisais une petite prière – silencieuse évidemment – pour demander à ce Dieu qui t’avait pris tes parents de faire en sorte que toi aussi tu partes incognito.

Je me rappelle distinctement comment tu te sentais à chaque fois que les autres enfants parlaient de leurs parents. Ça t’écœurait de savoir que plus jamais tu ne prononceras ces mots pourtant si simples ‘’papa‘’ et ‘’maman’’. Et c’est en cachette que tu en pleurais parce que personne ne devait savoir. Shut.

Je me rappelle toutes ces fois où tu pensais que tu étais une espèce de porte-malheur, jusqu’à même croire que tu pouvais gâcher une photo de groupe ou de famille. Du coup, tu les évitais à tout prix.

Tes larmes, ta voix

Haha, alors toi, tu pleurais pour que tes parents ne punissent pas tes frères et ta sœur même si souvent c’était toi wagiye kubarega.

Te souviens-tu de la façon dont tu craignais les mots blessants, même ceux qui ne t’étaient pas adressés ? J’ai l’image de toi en ce moment, en train de pleurer à plusieurs reprises, à cause de ce genre d’incidents. 

On te répétait trop souvent que tu utilisais tes larmes comme une arme de défense, ou que tu faisais semblant de pleurer, car tu ne répondais presque jamais à ceux/celles qui te disaient du mal, tes larmes le faisaient à ta place.

Ce qui m’épate aujourd’hui à ton sujet, c’est que tu n’as pas peur de laisser tes larmes couler même quand c’est toi qui es en train de jouer le rôle de consolatrice.

@HOLYZINER

Ton courage,

Pour toutes ces fois où tu voulais aller te battre pour ton frère, pourtant grand, en lui disant qu’à deux, le petit voisin n’était que perdant.

Je me rappelle de toi, ado, qui pouvait facilement révolter les autres dans une salle de classe pour une injustice aussi petite qu’elle soit.

Quand tu as remarqué que tu ne pouvais pas mourir, en tout cas pas à la demande, tu as pris la décision de reconstituer ta prière, en demandant à Dieu de faire de ta vie ce qu’Il voulait car tu n’en pouvais plus. Et Il l’a fait !

Tu as pris ton courage à deux mains pour ne pas sombrer quand ceux qui étaient censés t’encourager et te protéger, ont été les premiers à te tendre des pièges. Et par la grâce, tu y es arrivée.

Bref, maintenant que j’y repense, la petite Gaga a toute mon admiration.  Ça n’a pas toujours été évident, mais, elle s’en est sortie.  Gloire à Dieu pour tous les miracles accomplis dans sa petite vie.

Petite chérie,

Je te demande pardon pour les jours où je n’arrive pas à croire en moi après tout ce que j’ai pu traverser avec toi. Dans les moments de doute, pourrais-tu me permettre de puiser sur ta force, ton courage, et que ton innocence puisse m’aider à croire en moi ?

Puis qu’on y est, j’en profite également pour te demander pardon au nom de tous les adultes qui t’ont blessée mais qui ne s’excuseront jamais. 

@HOLYZINER

Ceci est ta renaissance,

Aujourd’hui, moi qui te raconte ton histoire, je souffle ma 35e bougie. Wow ! Jamais dans mon enfance je n’avais pensé pouvoir atteindre cet âge.  Et pour la première fois de ma life, j’ai demandé à ma sœur à quel âge mes parents sont partis. And guess what? NDIMUKUBARUTA !

@HOLYZINER

Ma Gaga d’Amour, Look at you now?

Je ne t’ai raconté qu’une petite partie de ta vie, la plus ancienne, et le résumé de presque tout ce que tu as vécu jusqu’ici. Et je sais que tu n’as même pas de regret mais que tu éprouves de la reconnaissance. UZOHORA_U_SHIMA ibihe vyose.

Nukuri, Dieu t’as fait une telle grâce !

Laisse-toi toujours surprendre par sa grandeur. Sois toujours émerveillée par sa bonté, compte toujours tes bénédictions, et vis à fond tes rêves, que la petite fille en toi trouve en toi tout ce dont elle a besoin pour s’épanouir. 

….

[La petite fille aime actuellement sa vie, elle adore se faire prendre en photos et elle en a des milliers, elle est en train de voir certains de ses rêves se réaliser, et elle en a même des milliers, elle a une famille et des ami.es en or, elle pleure toujours trop souvent mais de joie]

 » Le Coach, c’est toi. »

Gratitude

C ‘est toujours pareil, je n’arrive jamais à trouver les mots pour t’écrire.

Ariko, je le fais quand même. Et mes blogs, mes carnets, mes bouts de papiers sont remplis ; parfois de prières ou de petits mots rien que pour toi.

Mon Kabouboune d’amour,

Compte avec moi :

 Un,

Deux,

Trois,

Et on multiplie par 365 jours (bien sûr que c’est moi qui vais faire le calcul) :  Ça fait mille et quatre vingt quinze jours avec toi. Imagine ? Ecrit ainsi, ça paraît très long, et surtout impressionnant.  

Tura_SHIMA chaque jour de ta vie avec nous.

Kabouboune, je vais essayer de te résumer quel genre de petit garçon tu deviens. 

Tu es adorable comme gamin,

Tu souris tout le temps même après une grosse crise,

Tu crains les guillis mais tu en redemandes à chaque fois, et tes rires me font fondre.

J’adore tes câlins ! (Papa est jaloux de nous, il en reçoit en quantité limitée.)

J’adore les matins quand tu viens dans notre lit pour me faire des bisous et des calinous d’amour,

J’adore les après-midi avec toi, tes bisous baveux, tes câlinons,

Tes yeux sont remplis de douceur et d’amour,

Tu es tellement gentil et marrant,

Ton sourire est comme un rayon de soleil, il nous réchauffe,

Tu nous fais autant craquer qu’au premier jour de ta vie,

Ton bonheur est si contagieux que même dans les jours de découragement, on se retrouve entrain de dire « L’essentiel est que notre bébé soit heureux, le reste, on s’en fout ou ça peut attendre. »

Tu es tellement spécial que même les spécialistes n’arrivent pas à tout comprendre sur toi. Heureusement, moi je te comprends, même si ce n’est pas tous les jours.

Tu vis tout à fleur de peau, et Dieu seul sait combien ça peut être épuisant pour nous aussi.

Tu perçois tout intensément, que parfois je m’inquiète pour toi. Comment vas-tu faire dans ce monde ? (Même si je sais qu’il a besoin de gens comme toi).

Je dois aussi t’avouer que grâce à ton intuition, tu m’as déjà prévenu d’un grand danger. Merci mon Amour, même si je n’ai réagi qu’un peu tard, on a pu éviter le pire.

Tu ne parles pas encore, mais, tu sais bien t’exprimer, je fonds quand tu passes tes petits bras autour de mon cou et que je retrouve toute la force dont j’avais besoin.

 On adore tes petits sons et tous les petits mots que tu prononces quand tu veux.  

Tu adores lire et ton livre fétiche est « Kirikou » (d’ailleurs, excuses-moi, pour ton anniversaire, je n’ai pas pu le trouver en peluche, je n’ai eu que la girafe.)

Tu aimes beaucoup le ballon que si tu pouvais, tu pourrais y jouer toute la journée et la nuit. Partout.

 Tu adores jouer avec grand-père. Et nous, on adore vous regarder.

La love story entre la musique et toi, est toujours d’actualité. Tu es passé du simple fan à Dj Junior (tu surfes sur Spotify et tu nous joues de bons morceaux, je dois avouer que parfois tu me fais découvrir de nouvelles chansons). Le tam-tam et le piano sont, pour le moment, tes instruments favoris.

Tu as une connexion assez dingue avec le Gospel. Ça te détend. Et tu as l’air de tout comprendre. Comme ce jour où tu as voulu que je mette pour toi : ‘’Tutu’’ en parlant de « Azombera igitutu  » parce que tu avais compris que Grand-père allait mal. Tu t’es allongé par terre sur le tapis à ses cotés. Et tu as joué la chanson en boucle pour le consoler.

J’ai plein de petites histoires à te raconter, tu les retrouveras dans mes petits carnets.

Trois ans de toi mon bébé !

Umve, je vais te dire un secret : ferme tes yeux et je te le murmure à l’oreille comme tu aimes. Et là j’ai droit à ton plus beau rire avant même que je ne te le dise. (Et j’adore).

Petit Miracle, avant que tu ne naisses, ton papa et moi, avions toute une liste de choses que chacun de son côté allait t’apprendre. (Tous les parents du monde, rêvent, inconsciemment ou pas, des choses à apprendre à leurs futurs enfants). Ariko, pendant ces trois années, c’est toi qui nous as tellement appris. Sur nous, sur toi, sur la vie, …. (Et je sais que tu n’as pas encore fini).

Dans notre team, les rôles sont inversés, c’est toi le coach. Et on est prêt !

Un jour, tu as décidé de ne manger que du pain, et boire de l’eau, et du pain et de l’eau. Pour tous les repas. Et cela pendant un an et demi. Bien sûr que tu as eu des jours de changement où tu prenais des gâteaux. Donc, pain, eau, gâteaux. Et je ne te raconte pas les détails de tout ce que j’ai vécu pendant ce temps. Allant de ‘’ je ne comprends pas ce qui arrive à mon bébé qui mangeait de tout avant, à la déprime, et au lâcher prise * ewana izi ni vacances sinzosubira guteka …. (Il m’offre des vacances ce petit, je ne vais plus faire la cuisine. Sauf que ça a un peu trop duré) je disais à mes ami.es que tu es comme une plante, il fallait juste t’arroser, et une bonne dose d’AMOUR pour que tu grandisses.  L’on a tout essayé, suivi les conseils des spécialistes de la petite enfance. Et ça n’a rien donné. Jusqu’au jour où le miracle s’est produit.

Tu remanges, toujours avec du pain mais avec tous les légumes et protéines.  Mais, pendant cette période, l’inquiétude, la vulnérabilité, le challenge ont été nos compagnons quotidiens. Et comme à chaque fois, on s’en est sorti ‘’Vainqueurs’’ car on fait partie de l’équipe qui gagne, grâce à toi Coach. Leçon apprise : On ne contrôle pas tout ! (Je comprends mieux certains parents et je ne juge plus).  

Mon petit Shima,

Être ta maman est la conjugaison de tous ces verbes : s’adapter, s’ajuster, faire des choix, tâtonner, se faire confiance, douter, assurer, parfois râler, ne jamais comparer ou pas trop, reconnaître que tout est grâce, savoir accepter que rien n’est grave même dans la ‘’pire des situations’’, rendre gloire, rester positive, avancer, un pas après l’autre, ……et surtout être PATIENTE.

Oui mon bébé, si je devais résumer en un mot ta troisième année, je dirai « PA.TIE.NCE ». Merci de m’avoir appris à être Patiente.

Tu n’as aucune idée de tout que tu as ouvert en moi (merci pour les rêves, ambitions, projets, etc.). Tu m’as tellement appris. Mieux que les livres, ou les cours sur l’accompagnement de la petite enfance et celle des parents.

Tu es si spécial car ma force et ma vulnérabilité se révèlent par toi,

Et la petite fille en moi se réjouit de pouvoir s’amuser avec toi,

Je serai toujours reconnaissante envers Dieu qui m’a choisie pour être ta maman. AM A BLESSED MAMA

Tu m’apprends à célébrer les petites victoires et comme tu es ma plus grande réussite, je célèbre ta vie chaque jour.

Je t’aime quand tu fais ce que je veux,

Je t’aime quand tu fais comme tu veux,

Je t’aime quand je te lis la même histoire 5000 mille fois,

Je t’aime quand tu râles, mais, en majuscule,  

Je t’aime quand tu piques ton énième crise,

Je t’aime quand tu hurles dans les ascenseurs, et que les gens nous jettent un regard…

Je t’aime quand ton rythme d’apprentissage n’est pas le même que celui des autres,

Je t’aime quand je suis épuisée, 

Je t’aime quand tout va bien,

Je t’aime quand je dois attendre que ça aille mieux,

Je t’aime quand je dois tout annuler car tu as besoin de moi,

Bref, Je t’aime inconditionnellement !

Joyeux anniversaire mon bébé,

Pour cette nouvelle année, je te souhaite d’être le petit garçon le plus épanoui du monde.  Et bien sûr que je reprends le souhait des deux dernières années.

Papa et maman sont prêts à s’ajuster autant qu’ils peuvent pour que tu t’épanouisses. On t’aime tellement !Et on est fier du petit garçon que tu es.

Que Dieu veille sur toi mon AMOUR.  Amen ! (Insert ta voix)

NDAGUKUNDA MENSHI MENSHI.

#PetitMiracle #leCoach #Kabouboune #KanjeKaMama #motherhood #blessedMama

Mon autre Petit Miracle!

Gratitude
@Holyziner

Il y a de cela 5 ans, je parlais de mes jumeaux, Malayika et Malaïko, comme s’ils étaient déjà nés.  En vrai, c’était une sorte de manifestation (in English please) dont Dieu a fait ‘’semblant’’ de ne pas voir (LOL). Et heureusement pour moi, car j’ignore franchement comment j’aurais fait s’ils étaient venus en même temps ! Tout ça pour vous annoncer qu’enfin Malaïka est là.

À ma petite Malaïka,

Aujourd’hui, je décide de t’écrire ces quelques lignes pour te parler de combien ta petite vie est le fruit d’un grand AMOUR et de beaucoup de prières.

L’histoire d’AMOUR de tes parents

Il y a de cela plus de 10ans, ton papa me parlait d’une jeune fille, dont il était amoureux mais qui le faisait marcher. C’était ça qui lui donnait envie de persévérer.  (akagumye bagumako…hhahah)

Au bout du compte, elle a fini par être conquise, et elle est même devenue sa femme. Ton papa te dira que rien ni personne ne lui résiste. Mais, moi je te dirai que Dieu fait bien les choses. 

Bref, il y a tellement de choses à te raconter au sujet de l’amour de tes parents que je leur laisse le soin de le faire.

Ils m’ont juste confié la mission de te parler de ta venue au monde :

Tes parents t’ont désiré un peu, beaucoup, passionnément et surtout patiemment que même la société s’y était déjà mêlée. (Ça c’est une autre histoire). Dieu seul sait combien ça n’a pas été facile pour eux.

Mais, laisse moi te dire ce que j’ai vu en eux pendant cette éternelle attente ! j’ai vu de l’Amour à en revendre, de la joie, de la douceur, de l’espoir, de la foi, de la fidélité, de la force, de la compassion, de l’amour pour les enfants des autres, du vrai amour, de la patience et encore de la patience, …..

@Holyziner

Puis un beau jour, ta maman m’annonça avec une voix tremblante :« Imagine, que bientôt je vais moi aussi être appelée maman ».  Ton papa, lui, ne pouvait même plus parler. Un océan de larmes coula au rythme de la chanson  » None Urabikoze! »

C’était comme dans un rêve et on s’en fichait de tout ce qu’une grossesse pouvait impliquer. Mais, quelques mois plus tard, la réalité nous rattrapa comme pour nous rappeler que toi, SHAKA (RY’IMANA), on ne pouvait pas t’avoir d’un simple coup de baguette magique. Non, il nous a fallu prier, verser des larmes, oublier tout ce que la science nous disait et juste croire en ce Dieu qui t’avait placée dans le sein de ta maman. Du jour au lendemain, les choses se compliquaient ; et la phrase qui sortait de la bouche de tes parents était celle-ci :  ‘’Ishaka ry’Imana niryo rizoba. Niyamudutwara ntaco !’’ (Je t’avoue que ces mots me faisaient peur.  Et en même temps me donnaient la force d’y croire encore ! Grace à eux, ma foi a grandi.

Il y a eu des jours où on ne priait qu’avec des chansons Gospel ‘’ NDI UWAWE de Maya , parce qu’on n’avait plus de mots pour formuler nos prières.

 Puis, il y eut ce jour où les médecins qui suivaient ta maman ont dit à tes parents que c’était fini, que tu ne pourras pas vivre. Comprends alors d’où vient ton autre prénom, Talitha, car la foi de tes parents valait plus que les mots ou les pensées de qui que ce soit !

@Holyziner

Tu es bien vivante ! Et si un jour tu vois les yeux de ta maman remplis de larmes, en te regardant, saches qu’elle n’arrive toujours pas à réaliser que tu es bien là, que tu es sa fille. C’est pareil pour ton papa, quand il parle de toi, on comprend son émerveillement. Il est resté sur son nuage comme au jour de ta naissance.

@Holyziner

Malaika wacu ,

Il y a 365 jours, jour pour jour, que tu es née.

Et je me rappelle chaque mot que ton papa m’a dit ce jour-là : ‘’Gaga, sinzi ibiriko birambako muga numva umengo ndi ikijuju’’ (Je ne sais pas ce qui m’arrive mais j’ai l’impression de perdre la tête, elle est làaaaaaaaaa ! à terme ou pas, elle est bien là, notre Malaika !

 Ses yeux brillaient de joie….

Oui ma petite chérie, pour certains, surtout pour la science, tu es venue un peu en avance, mais, pour tes parents et moi, tu es venue quand il fallait car on n’en pouvait plus de t’attendre ! Et avec tes grands yeux remplis de douceur et de force, tu as su nous dire que tu étais prête à te battre à ton tour pour que papa et maman n’aient plus à s’inquiéter. Ta vie a déjà commencé à bouleverser certaines ‘’normes’’ et ‘’principes’’. (Tu seras une femme aux exploits !)

Ta petite bouille a apporté une lueur d’espoir, un peu plus d’AMOUR, plus de joie, tu illumines nos vies. Tu es pour de vrai un rayon de soleil.

@Holyziner

Aujourd’hui, comme le jour où tes parents m’ont demandé si je pouvais être ta deuxième maman (comme si je pouvais refuser un tel honneur ?), je ne fais que pleurer de joie en pensant au privilège de t’avoir. Tu es ma bénédiction. Mon autre ‘’Petit Miracle’’.

Bref, la vie m’a tellement gâté car grâce à toi, Malaiko et Malaika sont maintenant au complet. 

NDAGUKUNDA et je te promets d’être là pour aider tes parents à te donner beaucoup d’AMOUR pour pouvoir vivre dans ce monde.

Joyeux anniversaire à toi bébé d’AMOUR.

J’ai trop hâte de te gâter, et comptes sur moi pour le fun, la plus cool ça sera moi.

                                                                                      Ta deuxième maman.

Shima is two cool!

Gratitude

A chaque fois que je veux écrire pour toi, j’hésite, je ne me trouve pas à la hauteur, mais je le fais quand même.  Car c’est aussi ma façon de rendre gloire à Dieu publiquement de ce merveilleux cadeau que tu es. Je me suis promise de ne jamais te considérer comme acquis ! Tu es notre Petit Miracle et être ta maman est ma plus grande bénédiction.

Hey Love,

J’aimerais te raconter l’effet de ta vie sur la nôtre.

Et bien, il y a deux ans, ta petite bouille a conquis le cœur de papa et celui de maman, évidemment. Ta présence a changé notre quotidien et continuera toujours à en faire autant. Je n’en doute pas !

L’année dernière, je t’avais dit qu’avec toi ‘’Parenting looks easier’’. Tu es toujours le bébé zen qui dort bien (chose importante pour tous les parents du monde) et qui nous manque quand il dort trop. (Sauf qu’il y a des jours où on profite bien de la pause que tu nous donnes. Hihi).

J’aime aussi rester avec toi, rien que nous deux et te regarder, et là je me retrouve toujours entrain de me dire ‘’c’est vraiment mon petit bébé ?’’  D’ailleurs, même papa n’en revient pas, il me dit souvent : ‘’ce petit garçon est le nôtre ?’’

Tu adores les balades avec papa. (Et moi j’adore le ‘’Me time’’ que ça me donne. Hahha tu comprendras plus tard.)

J’adore jouer avec toi.  (Papa dit que tu es mon jouet.)

Tu me fais trop de câlins et j’adore !

Tu as conquis le cœur de toutes les tatas et tontons. Chanceux sont ceux/celles qui t’ont déjà rencontré ou qui te voient grandir.

Tu aimes tellement la musique que l’on te laisse te balader avec le speaker toute la journée. C’est fou comme tu ne t’en lasses pas.

Tu as déjà fait découvrir les ‘’Kids United’’ à ton petit monde à toi, la crèche.  Un jour, on ira les voir en concert. Promis.  Et c’est juste génial comment la musique Gospel te calme !

Durant ces six derniers mois, certaines choses ont changé, mais ton regard rempli de douceur est toujours là. Et ton petit sourire après un cri ‘’de gros chagrin ‘‘ (tu es le seul bébé qui vire facilement de pleurs à rires en moins de deux secondes.)

Tu es adorable et toujours aussi gentil.  Ton sourire nous fait toujours craquer.  Et tes éclats de rire sont juste incroyables.

J’adore te regarder grandir, j’aime chaque petit détail de ta vie même si ça m’oblige à ajuster la mienne.

Tu commences à avoir ton petit caractère, chose qu’on aime bien (parce qu’on préfère les bébés qui savent déjà ce qu’ils veulent). Ariko, je te promets, ça peut être fatigant, quand tu t’opposes à tout sans négociation possible.

Tu sais te faire comprendre même si parfois, je ne pige rien, ou que tes demandes viennent quand j’aimerais bien me reposer. (Ex : ce moment où ‘’monsieur je sais ce que je veux’’, voudrait monter les escaliers avec maman mais que pour elle, c’est la dernière des choses qu’elle aimerait faire surtout parce qu’elle sait que ça sera au moins 10 tours, monter-descendre.)

Le ‘’terrible two‘’ s’est invité dans la maison malgré les prières faites à ce sujet, kuko parfois Dieu m’exauce différemment de mes attentes, encore un de ses mystères ! Hallelujah, maman qui se croyait patiente, voit sa patience mise à l’épreuve.

Et le grand problème avec ‘’ton adolescence’’, hahha c’est que tu as déjà ton papa dans ta poche. Alors bonne chance à nous !

Ariko, j’avoue que tu es trop cool comme enfant. On est fier de toi. Le problème c’est qu’on t’a dit que c’était toi le boss.

J’aime bien l’idée que tu puisses grandir avec grand-père à tes côtés, il s’occupera de répondre à tes questions, quand viendra la période du pourquoi et du comment des choses de la nature.

Des fois, j’ai l’impression de faire du bon boulot avec toi, limite me procurer un Awards ! et dire à tout le monde que je suis une super maman. Tandis que d’autres fois, j’ai des doutes sur mes choix. Juste une petite maman épuisée, mais qui sait où puiser sa force pour continuer. (Chez le très-haut qui m’a donné cette responsabilité.)

Tu sais, j’ai bien compris que les mamans parfaites n’existent que dans les films ou sur Instagram. Et toi et moi, on s’en fout pas mal.

Tu m’apprends beaucoup de choses et j’aime bien grandir en même temps que toi, parce que figures toi que les adultes, ça grandit aussi ! Maman est tellement fière de la personne qu’elle devient grâce à toi et tes petites crises, of course !

Il y a eu aussi des petits bobos de la vie (les rhinolaryngites, les chutes, les poussées dentaires, les ‘’on ne mange que du pain’’, les Urgences, mais pas trop, Dieu merci !) mais on s’en est bien sorti.

Bref, si je devais résumer ta deuxième année, je dirai merci la vie ! Cheers à nous.

 

Alors Petit Miracle, pour cette année qui commence, je te souhaite de continuer à grandir sous la protection de Dieu. Que ta vie illumine ceux qui sont dans l’obscurité. (Je reprends également le souhait de ton premier anniversaire.)

Saches aussi que papa et maman serons toujours là pour toi.

Joyeux anniversaire petit Bouboune à nous !

TURAGUKUNDA ‘’TWO THE MOON AND BACK ».

My superwoman

Gratitude

Ainsi je signe mon retour avec un nouveau sujet, ‘’la gratitude’’, dans lequel  je vous ferai voyager à la rencontre de gens assez ordinaires, mais qui ont marqué ma vie d’une façon extraordinaire.

Ok, twagiye ? A la découverte d’une femme en or.

Un jour d’été 1980, une petite fille est née. Ses parents l’appelèrent ‘’Twizere’’ comme pour confesser qu’ils auraient d’autres enfants. ‘’Twizere ko tuzoronka abandi bana’’. Ce qui ne tarda pas, car avant de souffler sa dixième bougie, la petite fille avait déjà eu deux frères et une sœur.

 Elle illumina la vie de ses parents. Aussi courte fut elle, ils avaient pu assister à certains de ses exploits.

À l’école, elle fut l’élève modèle.

Au ‘’village’’, elle était la fierté de tout le monde. Umve, gare aux enfants du voisinage qui ne ramenaient pas de bonnes notes. ( Blandine, Christian et les autres nibo botubwira….umve nta mwana numwe ataribwumve bamubwira ngo ‘’ Twi …..’’)

Sa jeunesse

J’ignore comment elle a pu faire, mais ses moments de folie se résumaient juste à se mettre devant la télé à 18h pour l’émission ‘’au-delà du son ‘’, avec un cahier de paroles bien écrites par elle. Et elle chantait. 

En vacances, elle lisait. D’ailleurs, c’est grâce à elle que j’ai pris goût  à la lecture.  Les cousin(e)s l’utilisaient pour demander la permission pour leurs sorties. (Kubera uvuzeko ujana na Twi canke ariwe asavye… emwe !)

Je sais …

Qu’elle a dû grandir avant l’âge (classique chez les aînés, orphelins),

Qu’elle n’a pas profité de sa jeunesse pour faire les quatre cents coups avec ses amis ; mais qu’au contraire, elle a dû en baver. 

Elle a presque toutes les qualités de maman.

Elle est d’une beauté qui te rappelle celle de ma maman, ariko ntandusha quand même !

Comme maman, elle garde tout pour elle. N’umupfasoni !

Comme maman, elle n’a jamais haussé sa voix pour se disputer avec qui que ce soit.

Comme maman, elle est toujours souriante.

Comme maman, elle pourrait même trouver une excuse pour justifier ceux qui lui font du mal.

J’ai de l’admiration pour toi ma Twi Twi.

Quand je suis devenue grande ou plutôt vieille, c’est là que j’ai réalisé ta force.

Kumbe ? Tout ce temps, où nous, on ne comprenait rien, toi tu étais occupée à nous protéger.

Comment n’as-tu pas craqué ? comment tu as fait pour rester forte ?

Comment fais-tu pour rester douce ? 

La rebelle en moi, te remercie d’avoir su faire tout ce que je n’aurais jamais pu. Merci d’avoir été au front pour nous, je ferai de même pour tes filles ariko nzobigisha kuba rebelle… birakenewe !

Aujourd’hui, Je lève nos verres à nos parents !

Papa Twi na Maman Twi, you can keep resting in power. La Twi Twi a géré,

70 % de la réussite des Ndikumana revient à elle. (nyene nuko ari birthday yiwe reka tumwisembe).

Aujourd’hui, je célèbre la vie,

D’une sœur, l’unique, qui est toujours prête à se sacrifier pour que je sois heureuse. Thank you sis ! je te serai toujours reconnaissante.

Celle avec qui je partage beaucoup d’ami(e)s. (Arabanyiba)

Celle qui m’a donné un beau-frère  préféré (de toute façon je n’en ai qu’un biroroshe lol). NUKURI, ufise imari y’umugore,  toi-même tu sais. (wamugendeye imisi)

La maman de mes trois adorables filles (je te promets de toujours être là pour elles.)

 À la vie, à l’amour, à tes 40 ans ma chérie,

Mon amour, (insert Kalula’s voice).

Tu es une femme spéciale,

Je te souhaite tout le bonheur du monde. Je te souhaite de vivre encore très longtemps avec ton amoureux et voir vos filles grandir et avoir à leur tour des enfants.

À tes quarante bougies.

Ndagukunda menshi menshi !

P.S: Surprise yadupfanye!

#PetitMiracle

Non classé

 

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Il est très tôt. Je me suis réveillée avant le jour. J’écoute en mode Replay deux chansons Gospel (‘’Nzinduwe Nukugushima ‘’et ‘’Ndagushima’’) pour exprimer ma gratitude envers Dieu pour toutes ses bénédictions. Je n’y arrive pas, je n’ai plus de mots et ce n’est pas grave, il peut lire dans mon cœur.

Je décide d’ouvrir mon ordinateur et d’essayer de taper ces quelques lignes et tout d’un coup, je regrette encore une fois de ne pas être une romancière pour pouvoir retranscrire toutes les émotions.  Je vais quand même essayer de t’écrire une lettre.

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Mon Amour,

Si ton prénom n’était pas SHIMA, je te l’aurais donné comme surnom (ko muhira nyene basi) pour les intimes et on aurait même ajouté, Petit Miracle car tu l’es !

Des larmes coulent à chaque fois que je me rappelle que je suis ta maman. I will never take it for granted. Nukuri.

Tu sais quoi mon bébé ?  L’on se demande toujours comment on vivait avant toi ! On croyait que le bonheur de s’être trouvés était suffisant jusqu’à ce que tu viennes nous prouver qu’il nous restait le meilleur à vivre.

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Tu es adorable …,

Tu comprends déjà le Kirundi (biratesa tuzovugana udu secrets papa asigare yumiwe hihii) !

Tu es déjà amoureux des livres (le moment de lecture est parmi mes favoris)

Ta joie, tes rires, tout de toi nous fait craquer.

Tu nous fais aussi flipper car tu n’arrêtes pas de bouger et parcourir tout le salon à la découverte de ton environnement.  J’avoue que c’est un peu fatiguant (ntubifate faux…hahha) mais on aime bien.

On est sous ton charme 365 fois par jour. On n’arrive toujours pas à croire que tu es notre petit bébé. On ne cesse de contempler ta petite bouille.

On vit dans la gratitude.

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You make parenting looks more easier.  We are so thankful !

Avec toi, on a pu défier ceux qui disent que les parents avec enfant en bas âge sont souvent épuisés, voire déprimés.

Toi, tu nous manques quand tu dors, et au réveil, on a droit au plus beau sourire du monde. Même quand on te réveille pour nos propres intérêts (les vols qui nous demandent à être très tôt à l’aéroport ou les arrivées très matinales, les décalages…). On n’arrête pas de te retirer de ta routine, de ton lit, etc. Tu t’adaptes à tout.

Sais-tu que tu as le droit de te plaindre, de crier, d’être grognon comme tous les autres bébés quand ils sont fatigués ?

Tu es toujours de bonne humeur. Même quand tu as des douleurs (infections à ton oreille droite, la poussée dentaire) tu nous donnes toujours l’impression de ne pas vouloir nous rendre inquiets, tu te retiens, tu es tout simplement un petit miracle.

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Ka bébé , ka mama, 

Nous voici à ton premier anniversaire …

365 jours d’aventures, d’amour et de joie.

Tu m’as fait entrée dans la catégorie des mamans à plein temps (les autres enfants que j’avais avant toi, devaient à un moment rentrer chez eux, mais toi tu es à moi umwanya wose sha). Je n’y crois toujours pas.

Je t’ai déjà laissé pour ‘’aller faire la fête à Buja ‘’ hahah et ton papa n’a pas beaucoup ramé car tu as été génial malgré le fait que tu étais malade.

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Tu es aussi un petit coquin hahha et on adore!

 

Je tiens à te dire merci de ce que ta présence dans ma vie fait ressortir le meilleur de moi.  Je suis devenue beaucoup plus organisée, hihihi.  Kudos to all the single mothers. Muratesa ! And those who are in couple with abagabo bamose! MPORE !

Yoooh il m’est arrivée de rester seule pendant une semaine sans ton papa. Yooh mukama biraruhisha !

Tu as changé ma vie à tous les niveaux…,

Ma foi a grandi, je prie pour chaque petit détail de ta vie et le résultat fait écho de lui-même. Uri aka bébé ko mwijuru ! Je ne dis pas tout cela parce que je suis biaisée car toute personne qui t’a déjà rencontré et celles qui ne te connaissent qu’à travers des vidéos et photos, sont toutes sous l’emprise de ton charme et de ta joie.

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Parce que tu aimes lire, ce livre est ton cadeau pour ton premier anniversaire. 

 

Nos vœux pour ton premier anniversaire et tous les autres à venir,

Cher fils,

Papa et maman sont si fiers du petit garçon que tu es, on a hâte de te voir grandir.  Tu es tellement précieux et si tendre.

Umve, il est de mon devoir de maman de te protéger et te prévenir que le monde est entrain de perdre son humanité. Que la vie peut être un peu dure…mais, ne t’inquiètes pas car papa et maman seront toujours là pour toi. Et Dieu sera toujours de ton côté.

On ne te demandera jamais de te rabaisser et suivre le rythme du monde, on te demandera plutôt d’être celui qui aide les autres à se relever. Propage l’amour, la joie de vivre partout où tu seras. Bref, sois un super être humain !

Joyeux anniversaire Petit Miracle !

Turagukunda menshi menshi.

With love Mama.

« Des règles…Pas des tabous. »

Non classé

993d8a76-b760-4026-bf3b-b7498d2bdd3dC’est fini, on ne parle plus «du mois de la femme». Je sais. Mais, j’aimerais parler d’un sujet tabou pour les uns, banal pour les autres, et qui malheureusement peut causer de sérieux problèmes à nous autres, femmes.

Petite, je ne portais que des shorts, ne jouais qu’aux jeux de garçons, grimpais sur les arbres, jouais au foot, etc.  Adolescente, la compagnie des filles m’ennuyait, je ne les comprenais pas du tout. J’ignorais surtout ‘’leurs règles’’. Être une fille, c’était tout simplement compliqué pour moi.  Je ne savais pas qu’un jour, certaines de ‘’leurs règles allaient faire de moi leur exception.’’

À l’école secondaire, c’est là où tout a commencé. Être obligée de porter une jupe, ne changeait en rien le fait d’être toujours en compagnie de garçons. Pourtant, on m’avait averti que rien ne serait plus comme avant. Je n’y avais pas prêté attention jusqu’au jour où une de ces rares amies, s’est retrouvée avec un uniforme taché d’un rouge effrayant. Et j’ai saisi le pourquoi du comment dans le cartable d’une fille sur cinq, il y avait toujours un pull, il était indispensable. D’ailleurs, celui dont mon amie s’est servi pour rentrer venait d’une copine d’une classe parallèle. (Pour ceux qui n’ont rien compris, rappelez-vous de vos camarades qui portaient des pulls sur leurs jupes, elles dissimulaient une tache des règles. kuko vyari bisarisha ko abandi babibona surtout les garçons.)

Aux urgences..

C’est à l’âge de 16ans, que mes règles ont commencé à devenir une catastrophe. À me foutre la honte. Elles étaient non seulement abondantes mais aussi douloureuses. Je ne peux pas compter le nombre de fois que je me suis servi d’un pull moi aussi. Parfois, je devais m’absenter pendant trois jours à l’école, tout en trouvant une autre excuse. J’étais chanceuse quand il y avait un mauvais temps, l’excuse c’était les allergies. (nacambeshera ama allergies niyo yatumye nsiba). kumbe, je passais trois jours à vomir, pleurer, prendre des calmants, toute courbée. Parfois, j’allais même aux urgences qui n’en étaient plus une pour moi. Car, on m’accueillait en me disant «Yooh vyasubiriye vyabintu vyawe ?hinge gato ndaje kugutera umuti.»

Et parfois, j’attendais pendant un peu plus de temps car ‘’les douleurs des règles’’ ne sont pas si urgentes à traiter. Et Dieu merci je bénéficiais aussi du privilège d’avoir une sœur médecin qui exerçait dans l’hôpital où j’allais. N’empêche que je pouvais rentrer étant soulagée, mais pas vraiment guérie, pour revenir un jour après.

L’automédication (ou plutôt faire ce que les autres font pour soulager les douleurs)

Certaines filles/femmes te diront de prendre du paracétamol, ou Efferalgan, ou plutôt du brufen, faire du sport, boire du thé au gingembre, etc. Oui, tout cela peut marcher. Mais, je connais des femmes athlètes qui souffrent bien plus que les autres femmes qui ne font pas du tout du sport. Le brufen, j’en ai pris jusqu’à être hospitalisée, un début d’ulcère de mon estomac. Je n’ai rien dit de celles qui te disent «Niwavyara bizoca bihera ntuzosubira kubabara». (Une fois que tu auras accouché, tu ne souffriras plus de règles douloureuses.)

Bref, ceci pour vous dire que chaque organisme est unique. Ce n’est pas parce qu’on a tous des règles, que nos corps réagissent de la même façon. Et je trouve pathétique que quand tu ne souffres pas à cause des ragnagnas, tu dises «ndiko ndigirisha iyo nsivye kukazi ou kwishure kubera kubabara.»

De la banalité à l’anomalie

Certains, y compris les femmes malheureusement, ne comprennent pas que les douleurs des règles peuvent te faire gémir. Moi, j’en étais au point de m’allonger sur une bouillote électrique et si je devais sortir, je mettais un ThermaCare. Allez demander à mes frères et mon Kalula qui m’ont vu souffrir. Ou à mes autres amies/sœurs qui souffrent elles aussi et qui pendant les jours de règles remettent en question le bonheur d’être une femme. Et surtout demandez-leur pardon d’avoir banalisé leur douleur. Le seul point positif est que j’en suis arrivé à dédramatiser, je m’assume. Je peux parler des règles douloureuses avec tout le monde, sans langage codé.

Yoooh ces règles Mukama!

Ces règles, ibichoze, ou les ragnagnas, appelez-les comme vous voulez mais sachez que j’en ai souffert. Et que plusieurs milliers de femmes en souffrent encore chaque mois.  Et croyez-moi, ce n’est pas du tout normal d’en avoir en abondance et douloureuses. J’ai dû subir une petite intervention (qui a quand même duré 1h45 et avec anesthésie générale). Ma gynéco a dû littéralement raser aux râteaux les polypes de l’endometre qui résidaient dans mon utérus, et qui étaient la cause de l’abondance et la douleur épouvantable de mes ragnagnas. Elle m’a dit aussi ‘’Ces polypes peuvent également empêcher l’œuf/embryon de trouver sa place dans l’utérus.’’

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le 05 Janvier 2018  après mon intervention chirurgicale

N.B: Si vous souffrez pendant la période des règles, ce n’est pas dit que vous avez des polypes comme moi, ça peut être autre chose. Consultez! Justement, dans la deuxième partie, je vous parlerais de la consultation gynécologique au Burundi et à l’étranger.  (De mon expérience).

À suivre…

 

#ForeverGrateful

Non classé

Shima-2364Il est tard, c’est vrai. Mais, ce billet doit voir le jour, car j’en ai encore beaucoup d’autres en attente. Vu qu’en 2019, on va en publier un bon paquet… (Dee & Titi ?)

Ce texte est mon témoignage sur ma grossesse, mon accouchement et ma vie avec mon bébé Shima.

Son nom, d’abord… 

Déjà, depuis fin 2016, on disait que nos jumeaux (puisqu’on rêvait d’avoir deux bébés au prix d’une seule grossesse, hahaah) allaient s’appeler Malayika et Malaiko. (Ces noms vous les trouverez marqués dans mes anciens textes). Ça a longtemps créé la confusion chez les personnes qui aiment avoir le scoop sur la vie des autres. Certains y allaient à fond avec des rumeurs (à la burundaise nyene) sur ma ‘’grossesse imaginaire’’. Et tout au fond de moi, je me réjouissais parce qu’ils m’aidaient à prophétiser sans le savoir. Un jour, j’ai demandé à mon ami Padre si on ne pouvait plus «kwizera et kwatura mu mahoro ? Abantu batabigiyemwo ?» On en a rigolé.

En 2017, je priais pour avoir un enfant quand je serais prête et avec du temps à lui consacrer, après les études universitaires. Et c’est en cette période que le prénom, Shima, m’est venu en tête.

Fille ou garçon ?

Cela n’avait pas d’importance. Mais, sur mon numéro WhatsApp, Malaiko y était déjà depuis 2017 (pas de hasard…).

Grossesse, accouchement et allaitement (mu Burundi baratubeshe ibintu vyinshi)

Umve, j’ai tellement de choses à écrire là-dessus que je vous promets encore un autre texte. Mais sachez que j’ai eu une merveilleuse aventure. J’ai appris à prier pour chaque petit détail de ma vie.

Mardi 11 Décembre 2018, à midi vingt-sept minutes, on me donna mon petit bébé. Et comme jaillissant d’une source intarissable, mes larmes coulèrent. J’ai éprouvé une joie dont j’ignorais l’existence. La nuit, je n’ai pas dormi, je le contemplais….Nubu, je n’arrête pas!

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Karatwenga ivyanje bikamperana…@BriceToul

Blessed with the best

On a un magnifique bébé, qui illumine nos matins et nous fait craquer tout le temps. On n’arrive toujours pas à réaliser que c’est le nôtre. C’est un bébé zen, il fait ses nuits depuis l’âge de 6 semaines. J’ai prié pour l’avoir, je prie constamment pour chaque petit détail de sa vie. Et Dieu exhausse mes prières. (A toutes les jeunes ou futures maman, ntimuzokwemere ivyo bababwira vyose sur les bébés, chaque bébé est unique !)

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Mon Kalula,

On m’avait dit que j’allais déprimer car avoir un bébé à l’étranger atawugufasha, akwaramire, emwe uzobibona ! Je répondais que Kalula était là. J’ignorai que j’allais même être privée de mon fils. Car Shima a le meilleur papa du monde. Il fait tout pour lui, comprenez ici que je ne le prends que quand il s’agit de le faire téter. J’ai même peur que le jour où je vais arrêter, je ne le toucherai plus. Ok, histoires de papas qui ne s’occupent pas de leurs bébés, tuzoyagarukeko hanyuma.

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You deserve it!

Bonus

 

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Mes deux amours, Christian a.k.a demi tonton et Titi (j’ignore le lien qu’il y a entre nous), all the way from Canada to France pour nous gâter. Danser avec le petit bébé, faire la cuisine et tout le bordel. hahha. Thanks for everything. God bless you very much !

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P.S : Ceci est un long texte d’introduction pour les trois autres textes à venir

Mama,

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5159ba21-1198-43ed-94d9-311162022058Chère maman,

Nous voici 24 ans après ton départ. Et devine quoi ? D’ici un mois et demi, je vais devenir maman à mon tour. Oui, même moi, Je n’arrive toujours pas à y croire. Dis à papa que vous allez être à nouveau grands-parents. Dis-lui aussi, que je deviens de plus en plus femme, que je te ressemble, un tout petit peu, juste ce qu’il faut pour être belle. Haha, je garde son nez tout de même !

Ma petite maman,

Qu’est-ce que j’aurais aimé que tu sois là, pour me guider, me donner de petites astuces afin que je puisse t’arriver au moins à la cheville. Et profiter de ton amour, de ton attention afin de devenir la meilleure maman pour mon fils. Je lui dirai que son papi et sa mamie sont partis très tôt mais qu’ils veillent sur lui. Que tout ce que j’ai de bon vient de vous. Il porte votre nom et j’aimerais qu’il ait certains de vos traits pour que quand je le regarderai, je vous vois. Je lui apprendrai toutes les valeurs que j’ai apprises de vous.

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Pour les nouvelles, la grossesse me va à merveille. On me taquine souvent en me disant : ‘’Tu devrais rester enceinte tout le temps car tu es si rayonnante’’. J’aurais aimé te raconter en détails les 9 mois (bon, ok ! j’en suis à 7 maintenant) et t’écouter me dire comment c’était lorsque tu me portais dans ton sein. Et j’ai plein de questions :  Serais-je à la hauteur ? serais-je une bonne maman ? Parfois, j’ai des doutes…

Mais je suis rassurée par le fait que j’ai certaines de tes qualités, et du coup, j’en serais une.

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Oops, j’allais oublier de te dire que je me suis fais tatouer ton prénom sur mon bras gauche. Tu n’es peut-être pas au courant mais j’aime les tatous depuis longtemps, et je me demandais ce que je pourrais mettre sans jamais le regretter…et surtout un tatou dont je peux supporter la douleur si jamais ça faisait trop mal. Fallait m’entendre ce jour là, je me répétais ‘’mama, urabona ko ndagukunda cane, ubu ndiko ndababara nkuko ndavyishakiye pour graver ton nom sur mon corps, ntavyo wantumye ndabizi.’’ Hahaha. A la fin, je me demande si tu l’aimais bien. Ntivyoroshe vue qu’on n’est pas de la même génération, je ne l’oublie pas !

IMG-3083.JPGBref, ma petite maman chérie, je te tiendrais au courant pour le reste.

NDAGUKUNDA menshi menshi.

Embrasse papa pour moi.

Gaga Ancilla Ndikumana