Irakoze’s day!

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2017-08-24-PHOTO-00000401

Les choses étaient simples : plus de vie de couple, je me sentais mieux sans. J’avais la conviction qu’elle était faite pour certains, et absolument pas pour moi.

Se sentir aimée était pour moi une idée, une émotion que l’on ne ressent que dans les films ! Trop beau pour être vrai, diront certains.

J’ignorais que les beaux jours existaient encore. Que la vie pouvait m’offrir une autre dimension de l’amour.  Que tout ce que j’avais vécu avant n’était que « synonyme  » de l’amour.

Dieu merci, j’ai trouvé un trésor, quand mon cœur avait décidé d’arrêter de « s’exposer au danger de l’amour ».

Quelle angoisse j’ai eu le jour où j’ai découvert que je pouvais être aimée ! Je me souviens de cette fois-là car je n’en revenais pas ! Je me rappelle avoir hésité, me demandant si ce n’était pas encore que trop beau … !

Ce jour où il a pointé son beau nez (c’est ce qui fait ton charme..hahh toi même tu sais), j’avais déjà fait une croix sur l’idée d’un amour aussi vrai. Mais il était là, réel et déterminé.

Si ce jour-là n’avait pas existé, je ne peux pas oser mentir que j’aurais pu l’inventer…

Je donne tout le crédit à Dieu !

J’ai trouvé un homme aussi altéré mentalement que moi, hahaha.  Qui sait que les fous rires comptent beaucoup plus que les beaux mots, plus fou que moi,  #monKalula #monTaré.

Celui qui comprend mieux que moi combien la vie est belle quand on ne fait que partager l’amour et le bonheur autour de nous.

Il m’a aidé à changer complètement de lentilles pour ne regarder que le bon côté de la vie. Je ne suis pas chanceuse de l’avoir trouvé, j’ai eu ma bénédiction, je ne crois pas en la chance.

Par lui, j’ai compris que la poésie était partout et qu’il suffisait de vouloir pour que je sois poète. Que la vie pouvait être belle malgré les mauvais jours… qu’il faut juste créer son propre monde, son quotidien et leur donner un sens. Un peu d’amour et de bonheur à partager autour de soi, afin que ceux qui n’y croient plus puissent espérer encore une fois et vivre heureux!

Depuis ce jour, ma vie scintille. Je respire le bonheur, je rayonne d’amour.

Et je suis une femme épanouie et comblée !

Ton nom est Irakoze pour que ma reconnaissance envers Dieu reste conjuguée au présent !

À nous quatre.

À notre vie !

 

 

 

 

Tiens bon petit champion!

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jo 1Cher Jonathan, 

 J’écris cette lettre qui est pour moi un hommage, un témoignage de ce que j’ai pu voir en toi et en ta famille. Je voudrais le marquer à l’encre pour que non seulement tu puisses le lire un jour, mais aussi   pour que mes enfants en fassent autant. Pour qu’ils sachent que même les plus petits peuvent être des champions.

Un jour, c’était au mois de janvier, ton oncle Type Ntwari m’a dit que tu étais hospitalisé suite à des brûlures. Dit comme ça, je n’imaginais pas l’état dans lequel tu étais. Et pour tout te dire, je n’avais aucune idée de la gravité de ta situation, jusqu’au jour où j’ai vu tes photos sur les réseaux sociaux. J’en ai eu les larmes aux yeux, et à chaque fois que je pensais à toi, je pleurais sans te connaître.

J’avais surtout compris que tu n’étais pas encore sorti de l’hôpital. Il m’arrivait alors de penser à toi, à tout ce qui t’étais arrivé, et je me mettais à pleurer. Je n’osais pas imaginer ta douleur, ta façon de le vivre.  Tes parents, n’en parlons pas. Et j’avais mal pour toi, pour ta famille.

 Puis j’ai apporté un côté positif à tout ça : ‘’si ce petit a survécu, un jour il accomplira des exploits.’’ C’est alors qu’on a décidé de venir te rendre visite à l’hôpital, avec les grands solidaires.

 

Ce que j’ai vu en toi…

 Certes, la vie m’avait déjà apprise que les champions et les hommes extraordinaires ont souvent eu une vie assez compliquée avant d’être reconnus comme ‘’héros’’, ‘’champions’’, etc. Mais toi, Jonathan, tu m’as appris que l’on peut être champion à tout moment, et que l’âge ne compte absolument pas. 

Jonathan, dans tes yeux scintillent l’amour, l’espoir et le courage d’un petit garçon qui refuse de montrer sa douleur pour aider ses parents à être forts ! Tu ne te plains pas, tu ne t’apitoies pas sur ton sort, Jonathan. Tu respires la vie, la joie, le bonheur.  Bravo, car cet état d’esprit contamine ceux qui t’entourent, tes parents… et ce n’est pas le staff de l’hôpital Kira qui me contredira.

  

Le jour de notre visite, tu venais de totaliser huit mois d’hospitalisation. Et tu jouais avec d’autres enfants qui étaient venus te rendre visite. Dieu seul sait combien pour certains, une semaine d’hospitalisation peut être déprimante. Mais tu as changé l’environnement hospitalier en un endroit familial, où même les enfants peuvent jouer sans avoir peur, et tu as donné de l’espoir à tout ce monde qui t’a côtoyé. En écoutant le témoignage que te rendaient tes parents, j’ai eu des larmes de joie. C’était si merveilleux de n’entendre aucune peine dans leurs voix. Ils étaient fiers de toi, et moi aussi. Nous avons passé du temps de qualité avec ta famille ; vous avez été notre bénédiction ce jour-là.

 

Aujourd’hui, tu sors de l’hôpital vainqueur, Jonathan. Et dis-toi que tu devras le demeurer toute ta vie. Tiens bon petit champion !

Et encore une fois, Kaze chez les petits solidaires ! Prépare-toi à accomplir des exploits avec les enfants de ton âge. Viens mettre ton amour et ton courage au service des autres.

 

jo

With love,

Maman Solidaire.

Ma traversée

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text   Au lendemain de mes 30 ans, je me réjouis de ma vie. Courte peut-être, mais pleine. J’écris pour rendre hommage à mes parents, à mon amour (mon Kalula), à mes frères, à mes sœurs, à mes amis, à mes enfants (les petits solidaires), à ma famille. A tous ceux qui, de près ou de loin, m’ont aidé à lever la tête et à m’affirmer. Car, je n’aurais pas été celle que je suis, s’ils n’avaient pas existé ! J’écris ce texte pour mettre fin à une époque, la vingtaine. À une traversée pas toujours de tout repos. Je célèbre ma vie avant que je ne la perde ; c’est tout ce que j’ai de plus précieux.

 

La théorie ne m’a jamais attiré. Et ma vie fut pleine de défis à relever, d’échecs à surmonter, de batailles à mener, de rumeurs à démentir, de blessures à cicatriser… Pas pour dire que ma vie n’a été qu’une tonne de maux et de misères. Je serais ingrate si je ne rendais pas grâce à Dieu pour toutes les bonnes personnes et les bonnes choses qui m’entourent. Ceci pour dire que je préfère la vie en pratique, celle qui a réveillé, à la fois, la femme et l’enfant qui sommeillaient en moi.

 

J‘ai toujours voulu grandir. Mais je craignais aussi de découvrir subitement ce que ça faisait de devenir vraiment adulte.  Je n’avais qu’une idée de ce que sont les hommes et les femmes. Et souvent, la peur de décevoir m’épouvante. Mais Dieu merci, plus je prends de l’âge, plus mes craintes s’évanouissent. Je gagne en confiance et je fais tout pour avancer, sûre de mes choix.

 

Je me suis surprise à regarder mon cliché, admirant l’image que je voyais. Moi qui ai toujours eu peur d’atteindre cet âge que l’on ne précise plus qu’avec une once de honte (lol), je suis fière de ce que j’ai vu. Et surtout de ce que je respire ; la bonne odeur de la vie que je voudrais partager. Tout en rendant gloire à Dieu pour tout.

 

P.S : A tous ceux que j’aurais l’occasion de croiser dans les jours à venir, si vous me connaissiez avant, ne soyez pas étonnés de mon changement.  J’ai pris du poids ! Désolée pour ceux qui pensaient que je ne pouvais pas, hahhaha… Et je ne vous fais pas marcher en plus ! text 2.JPG

Bref, j’ai changé de vie…

Cheers et aux nouveaux exploits !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Un monde loin du vôtre, le mien

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 photo @Nelson Niyakire

J’ai décidé de créer un monde, loin du vôtre.

Un monde où on refuse de céder à la dépression,

Un monde où le mensonge n’a pas de place. Un monde sans réprimandes ni rumeurs.

Un monde où règne la vérité. Où on préfère le silence au mensonge.

Un monde où on ne regarde qu’avec le cœur.

 

Un monde scintillé par l’amour, où les enfants n’auront jamais peur d’être abandonnés, où ils ne craindront pas la faim…

Un monde que l’obscurité de la haine et le bruit de la guerre n’atteindront jamais.

Un monde où la loi de la jungle n’a aucun pouvoir.

Un monde loin du vôtre !

 

Un monde où j’apprendrai à mes enfants, les petits solidaires, à aimer, à partager, un monde où on ‘’fabrique des humains’’.

Un monde où ne résonneront que les rires des enfants, où on essuiera les larmes sur chaque petit visage.

 

Un monde loin du vôtre.

Un monde de la résistance.

Un monde où la victime ne se sentira plus coupable, où elle n’aura pas peur de dénoncer ses bourreaux ; où l’intimidation ne vaudra rien. Où un père sera capable de protéger ses enfants.

Où la terreur n’aura plus de place,

Où les enfants vivront heureux, sans soucis de voir leur enfance partir en fumée.

Un monde, où le passé n’aura rien à nous reprocher, mais nous apprendra à être meilleur.

 

Un monde meilleur pour nos enfants, à l’abri de la haine, la vengeance, l’égoïsme, la trahison et la lâcheté.

Un monde où la jalousie, l’hypocrisie et le faux semblant ne seront pas.

Un monde où nous serons libres pour de vrai, libres sans être enchainés.

Un monde où on pourra vivre sa passion,

Un monde où on n’aura pas peur de ce que pense l’autre de nous,

Un monde où la culture ne pourra plus faire des victimes.

 

 

Un monde riche en couleurs, où le noir, le blanc, le jaune vivront en harmonie. Un monde de respect, où la notion ‘’œil pour œil’’ ne marche pas.

Où la seule religion sera ‘’l’amour’’, où la religion, l’église n’aura plus de pouvoir pour diviser les familles, les peuples.

 

Un monde, le mien.

Un monde, loin du vôtre.

Un rêve, le mien, que je nourrirai chaque jour avec soin.

Un cœur, que je partagerai avec mes enfants, la génération future.

Un abri, que j’offrirai à ceux détruits par le monde, le vôtre.

Un jeu, que j’apprendrai aux plus petits pour survivre après les tempêtes.

Mon monde.

 

 

 

 

 

 

Umukenyezi: Femme,tu n’as plus d’excuses!

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2017-01-07-PHOTO-00011214Ils ne  t’ont dédié rien qu’une journée, pour te célébrer, ‘‘honorer tes actes’’ et parfois te dire que tu es faible. Et pourtant, toi, tu leur as donné tout ton temps, ta force, ta compréhension, tes larmes, ton amour, ton cœur, bref, tout de toi. Qu’as-tu fait de ton sommeil ? Pourquoi dors-tu la dernière et te réveilles-tu la première ? Oui, je connais la réponse mais je voulais juste te rappeler ta juste valeur.

Personnellement, je ne pourrais pas écrire rien qu’un billet de blog et dire que j’ai parlé de toi ; je prendrai toute une vie pour te faire découvrir que les humains en créant cette journée internationale de la femme, avaient certes de bonnes intentions, mais qu’ils ont eu tort de te faire croire qu’être une femme est un handicap.

Femme, je prends mon temps pour te dire que tu n’as pas à t’excuser quand tu agis par amour, quand tu ne regardes qu’à travers ton cœur ; c’est tout ce dont le monde a besoin pour continuer à exister.

Femme, considère ton entourage et ton rôle au foyer et dis-toi que tu portes un monde, le tien, et découvre ta force !

Femme, le monde t’a longtemps discriminée mais ce n’est pas une excuse ! Au 21e siècle, avec le nombre de femmes qui ont déjà démontré qu’elles pouvaient être au sommet et que tout est possible à celui/celle qui a confiance en lui/elle et qui fonce, ne me dis pas que ta culture ne te le permet pas, ça serait être lâche.

Excuse-moi, aujourd’hui, je vais être sincère et sévère envers toi, pour que tu puisses reconnaître qui tu es. Je ne te demanderais pas la lune, non t’inquiète ! Rappelle-toi, que réussir ne veut pas nécessairement dire être au sommet, loin de là. C’est donner le meilleur de toi et tu m’en diras des nouvelles.

Femme, sais-tu que tu as ta part dans les maux que les hommes te causent ? Je suis désolée mais je dois te le dire, tu ne peux accepter un poste au sein du gouvernement juste parce que tu es une femme et que la Constitution de ton pays prévoit un pourcentage pour ton genre. Tout en sachant que le critère ‘’compétence’’ n’a pas été observé. Saches que quand on interdira aux femmes de faire ce dont elles sont capables, de faire juste parce qu’elles sont ‘’femmes’’, tu seras coupable.

Je te demande une faveur; quand tu parles d’égalité entre homme et femme, ne vas pas accepter que tu te fasses payer plus pour le simple fait que tu es ‘’une femme’’. A vrai dire, ils ont eu ‘’pitié’’ de la femme que tu es. Et ainsi tu auras permis qu’autre part, la femme se fasse payer moins que l’homme.

Femme burundaise, je m’adresse à toi en particulier. Réveille-toi, si tu as réussi dans certains domaines de ta vie, c’est à ton tour maintenant d’encourager les autres à en faire autant. Si dans les écoles il y a plus de filles que de garçons, on devrait se demander où sont les femmes en milieu de travail ?

Parler de ta faiblesse est comme un gaucher s’excusant de ne pouvoir rien faire avec sa main droite vu que dans le temps on le trouvait anormal. Mais maintenant, ça ne tient pas debout. Je te propose une solution: encourage toutes les femmes à se découvrir, mets ta vie au service des autres ‘’femmes’’ ; comme tu le fais pour ta famille et tu verras combien le monde sera meilleur.

Gratia Ancilla Ndikumana.

Une pensée de Noël à vous les héros non chantés

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Peinture @ClovisNgoy

Ils sont femmes, mais  parfois hommes. Ils sont force, courage, abnégation, et espoir. Ces héros sont vous les femmes que la vie a voulu briser, mais qui êtes toujours debout, pour vos enfants, pour vous, pour l’humanité. Dans la pénombre de votre quotidien, j’espère que mes mots reconnaissants vous aideront à être plus forts, et à garder espoir.

 

  • par Gratia Ancilla Ndikumana

Noël  est déjà là, et je suis perdue dans mes pensées. Je réfléchis au genre de cadeaux à offrir, sinon que je vais recevoir.  Quelle robe mettre ? Quels seront les accessoires, le maquillage, etc. Plein de petits détails passent par ma petite tête. Je ne suis pas la seule femme à penser ainsi (parce que les femmes et les détails, hein!). Tout d’un coup cette excitation pour les fêtes de noël et de fin d’année vire à autre chose: je me sens triste sans savoir pourquoi. Tout me semble fade, alors que je commençais à compter mes bénédictions, à me dire que la vie m’a vraiment gâtée. Tout ce bonheur qui me traversait disparaît subitement.

Juste parce que je pense à toi chère femme, qui tout comme moi, aurait voulu passer un noël auprès des tiens. Un noël ou tu ferais plaisir à tes enfants. Pardon, je voulais dire l’unique enfant que t’aie jamais eu.  Je pense à toi pour qui, un jour, le soleil s’est couché. Et pendant que tu attendais qu’il se lève à nouveau, tu n’as pas pu croire à ce que le monde venait de te faire. Tu ne pourras certes pas oublier le sourire de ton bébé, ses premiers cris et tout ce qu’a été sa vie. Il n’est plus et je sais que tu aurais souhaité partir en premier. Pauvre petit! Ce n’était qu’un enfant plein de rêves et d’innocence.

Je pense à toi aussi chère femme, qui ne peut plus ouvrir les yeux car ‘’la vie n’a plus rien de beau à t’offrir’’. Tu ne peux plus prononcer un mot sur ton bonheur, car ce n’est que passé lointain. Tu n’es même plus libre de penser, de rêver, de promettre ou de souhaiter à ton enfant plein de bonnes choses pour noël ; tu es tellement loin de lui…Il ignore tout de ce qui t’est arrivée, on a dû lui mentir, lui dire que tu es en mission de travail, ou je ne sais quoi encore. Il ne sait pas que sa maman est quelque part derrière les barreaux. Il ignore ce monde si cruel et c’est la seule bonne chose qui réchauffe ton cœur. Et tu penses à cette autre femme qui, elle, est en prison avec son bébé. Tu te dis alors que ta situation n’est pas des pires.

Et puis il y a toi qui n’arrive plus à ouvrir ni les yeux ni la bouche. Tu as décidé de ne regarder qu’à travers ton cœur. Tu serres très fort ce trésor que la vie t’a offert, ton enfant. Tu ne peux plus le regarder dans les yeux et lui dire tout simplement que la vie a changé depuis ce coucher du soleil qui a emporté toute une histoire. Tu voudrais bien lui dire la vérité mais tu as peur, ce n’est qu’un enfant. Il ne comprendra jamais comment le père noël ne viendra pas cette année, pourquoi il n’arrive pas jusqu’aux camps de réfugiés, ni comment la misère s’est invitée chez vous. Ce petit innocent ne pourra pas saisir l’idée selon laquelle les jours de noël peuvent être différents d’années en années. Tu es si forte, mais dans ton cœur tu pleures. Et pourtant, tu fais les radieuses pour que ton enfant ne puisse pas voir tes larmes, ton désespoir, ton agonie.

Je ne peux pas t’oublier, toi, femme, qui te bat du jour au lendemain pour que les enfants ne sachent rien de ta vie infernale avec ‘’leur père’’ (c’est tout ce qu’il lui reste à tes yeux). Tu es restée ‘’Umupfasoni’’ parce que la société te l’exige et que tu n’y peux plus rien du tout. Tu es si triste dans ton cœur car tu sais que ce noël sera encore pire que le dernier. Il n’y aura plus de diner en famille. Tu pleures souvent mais tu es si forte et tu te maquilles de ton sourire pour camoufler  le reste.

Loin de moi l’idée d’oublier cet homme, père de famille qui a joué le rôle de papa et de maman tous les jours de sa vie et qui a été incompris par ses amis, sa famille et ‘’la mère de ses enfants’’.  Il est aussi un ‘’Umupfasoni’’. Il a tout supporté depuis très longtemps, et il reste debout. Ainsi que celui qui a dû partir loin des siens. Celui qui a vu ses enfants périr sans être capable de les venir en aide. Je sais combien c’est si dur de se sentir impuissant.

Bon courage à vous, que ce noël vous apporte une lueur d’espoir, une victoire dans votre combat de tous les jours. Que la lumière éblouisse vos cœurs afin de pouvoir surmonter toutes les épreuves et vous en faire sortir vainqueurs. Je pense à vous et je suis triste de ne pouvoir rien faire.

From my heart to yours

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#petitbeaupays❤
#Tuzobaho
#Tuzokwisubirako🙌

A Journey to Discovery

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©gwaga photography

Petit beau pays

I know this is going to sound a little cliché since everyone is trying to be more of a patriot than others by changing their profiles, uploading pictures of your flag, talking about sagamba Burundi (without even knowing what it means), but I will be speaking from the heart and tell you how I really feel.

Petit beau pays since I left you, I have never been the same. I look at your pictures and remember the good times I had when we were still together. I miss you I really do. I remember the sunsets at the beach, the chilly evenings ruguru, the hills and trees, lakes reflecting the deep blue sky, hippos and crocodiles that were so scary but at the same time reminding us that we were home. I remember your sons playing umupira mwibarabara right beside your daughters who were…

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Mind your own womb

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Ayayyaya deep 🙌😍😍
Respect to all those women🙌

Nadirah Angail

pregnant bellySomewhere there is a woman: 30, no children. People ask her, “Still no kids?” Her response varies from day to day, but it usually includes forced smiles and restraint.

“Nope, not yet,” she says with a chuckle, muffling her frustration.

“Well, don’t wait forever. That clock is ticking, ya know,” the sage says before departing, happy with herself for imparting such erudite wisdom. The sage leaves. The woman holds her smile. Alone, she cries…

Cries because she’s been pregnant 4 times and miscarried every one. Cries because she started trying for a baby on her wedding night, and that was 5 years ago. Cries because her husband has an ex-wife and she has given him children. Cries because she wants desperately to try in vitro but can’t even afford the deposit. Cries because she’s done in vitro (multiple rounds) and still has no children. Cries because her best friend wouldn’t…

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The self-fulfilling prophecy

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Awww we burundian are different 🙌

This Burundian Life

As much as I sometimes love to call myself a patriot, I’ve never actually believed Burundi is “the best country in the World”. (This sentence feels like a « déjà read ». I’m sure it’s not the first time I write it.) I mean, the mountains, the valleys, the Lake and all that are pretty, but there is so much more beauty out there in the World that competes with whatever we have in Burundi. Bujumbura has like one road that’s decent enough for a photo (does anybody hate that « Kuri Leo » roundabout as much as I do?) Resource-wise, we’re not that endowed either, even though we love to boast about our fertile soil and our reserves of Nickel which, realistically speaking, are not enough to make us the “first World country” we claim we could be… not in our lifetime at least. But for some reason, I’ve always felt proud…

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A nos morts encore vivants… A nos torts toujours lancinants

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#MporeBurundi
#Tuzobaho

akanyambokiburundi

12063880_1505046826480425_9191031616516763605_nEt j’ai sombré dans le silence… Parce que ma plume porte désormais le poids de toutes ces vies fauchées. De tout ce sang qui a coulé et qui coule encore. De toute la peur qui se taille la part du lion dans nos cœurs de Burundais. De tous ces mots qui me font défaut, parce qu’il n’existe pas de mots justes. Parce que quand me vient l’envie d’écrire, seule la désolation envahit mon esprit, mon optimiste s’étant pris un sacré coup.

Parce que quand j’ai envie de mentir et de dire que tout finira par s’arranger, j’ai subitement et constamment ces images de vies qui ne pourront plus être arrangées. Et j’ai honte… d’être encore celle qui vit quand je sais que je ne le mérite pas. Pas plus que nos disparus. Quand allumer un cierge en leurs noms me paraît un geste bien ridicule pour leur rendre hommage.

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